J. M. Castro Prieto

Caín

Fàbrica Cal Garbat

Close-up of multiple adults cradling a small child, with several hands supporting the baby from different sides in a protective embrace.

Un personnage biblique marque le point de départ : Caïn, le premier-né condamné avant même d’avoir pu agir.

Ce projet fait écho à Extraños (2003), mais en inverse la direction ; ce n’est plus la peur intérieure qui domine, mais un fardeau imposé de l’extérieur – social et moral – hérité sans avoir eu le choix.

Ici, l’évasion n’est pas physique mais symbolique : une évasion face à un récit que d’autres écrivent avant même que l’on puisse intervenir, face au poids d’un héritage moral que l’on n’a pas choisi. Les images privilégient l’obscurité et le caractère énigmatique plutôt qu’une explication directe.

Elles ne proposent pas d’interprétation figée: elles impliquent le spectateur à travers les résonances qu’elles évoquent, en accord avec la nature insondable de Caïn lui-même, qui échappe toujours à une compréhension totale.

Juan Manuel Castro Prieto (Madrid, 1958) utilise la photographie pour révéler la réalité cachée derrière la vie quotidienne, créant ainsi des images où se côtoient mystère, malaise et beauté.

Lauréat du Prix national de la photographie 2015 et membre de l’Agence VU depuis 2001, son œuvre a fait l’objet d’expositions à l’échelle internationale.

Parmi ses ouvrages, on peut citer Pérou, Voyage vers le soleil, Étrangers, Cespedosa, Solovki, Cela s’est passé entre deux paupières et Caïn.

Il collabore à des publications telles que El País, Le Monde et National Geographic.