Blanked

Ses recherches photographiques ne racontent pas d’histoires. Il préfère construire une trame d’images individuelles ou de séquences, comme des “rhizomes”, et travailler autour des paysages et de l’expressivité corporelle comme un pont pour raconter la mémoire/les souvenirs et le sens du temps/la conscience. Il s’agit d’une œuvre sur le lent effacement de l’avenir et des souvenirs, mais aussi d’une réflexion sur l’image et le processus même de création d’images en photographie.

Pour Derrida, le cinéma est l’art des fantômes, un combat qui, surtout lorsqu’il croise la psychanalyse, devient l’art de permettre aux fantômes de revenir. Si le cinéma est l’art des fantômes, la photographie est-elle l’art de les “geler” ? C’est l’art qui nous permet de les regarder, aussi longtemps que nous le voulons.

Nous capturons ces fantômes et les enfermons dans un “foulard”, comme un linceul. Une fois prises, les frontières entre le fantôme et le tissu disparaissent – papier, produits chimiques, impression – créant des limbes où il n’y a plus de temps, plus rien.

Nils Gabrielsson

Milan, Italie

Il a débuté dans la photographie à un très jeune âge, apprenant de son père et de ses amis. Plus tard, il a étudié la photographie, la vidéo commerciale et aussi la philosophie.

Il s’agit de sa première exposition individuelle.

www.santlluc.cat

Ouverture : mercredi 21 septembre 2022 à 19 heures.