L’esvaïment i el rastre / Converses amb la mort

L ́esvaiment i el rastre

Le photogramme et le chimigramme vous rapprochent du magique et du surprenant. C’est un processus d’apprentissage, qui vous fait prendre du recul, parfois, et sentir ces émotions dans les découvertes s’estomper, comme l’argent dans les seaux, comme le temps, comme un délire qui ne jette plus de sort. Il s’agit d’un long itinéraire, et au final, personnel et peut-être épidermique, du paysage. La découverte de ces paysages imaginaires le rapproche du sublime qu’il recherche lorsqu’il contemple quelque chose en silence.

C’est la force principale qui le pousse à suivre, l’une après l’autre, l’enquête sans limite… Et comment ce voyage a-t-il commencé ? Dans un espace, un espace inventé. Du sur mesure, pour le plaisir. Un espace toujours silencieux, à la fois puissant et magique. Nous pensons aux limites de l’espace, si catégoriques qu’elles nous font souffrir. Pensons à cet espace, si hétérogène qu’il nous envoûte.

Ces paysages sont pour lui, la mémoire des rêves, une mémoire parfois pliée, mais puissante, parfois fanée et lâche, comme le temps, combien il fuit, ou les limites quand elles s’évanouissent. Les réceptions de chacun d’entre eux sont comme les notes d’une partition. Ils sonnent tous bien ensemble, s’ils sont bien accordés.

Converses amb la mort

La société utilise souvent des euphémismes pour édulcorer les réalités. En cas de mort, on dit que nous redevenons poussière. Le fait est que peu de poussière sort du cadavre de n’importe quel être, que ce soit une fleur, un chien, une grenouille, un papillon, un loup de mer, un humain… Cette série photographique est une allégorie de la mort physique.

Les vestiges trouvés à l’intérieur des tombes ont été représentés au moyen d’objets abandonnés, oubliés dans des entrepôts sans aucun soin, dans lesquels le passage inexorable du temps a abîmé leur beauté primitive. Comme s’il s’agissait d’un petit théâtre, les compositions réalisées avec ces objets qui ont perdu leur capacité de séduction et n’ont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient, évoquent les détritus, condition finale et naturelle de tout être vivant.

Maribel Mata / Jaume Buxeda

Barcelona

Maribel Mata

Elle combine la création artistique et les projets personnels avec l’enseignement. Elle est enseignante et coordinatrice à l’Espai de fotografia F. Català-Roca.

Tout en travaillant sur la photographie intime et quotidienne, elle utilise constamment le photogramme et le chimigramme pour parler du paysage et de sa construction. Il aime expérimenter ces techniques qui lui permettent de simplifier des concepts tels que le silence, la poétique de l’espace ou le quotidien, toujours à partir de la surprise et de l’imprévu qui caractérisent les deux techniques et qui lui permettent également d’obtenir des images abstraites d’une grande simplicité et beauté plastique.

Jaume Buxeda

Il s’est mis à la photographie à l’âge de vingt-deux ans. En 1983, il obtient un diplôme de l’nstitut d’Estudis Fotogràfics de Catalunya. Pendant cette période, il a assisté à plusieurs séminaires avec différents photographes tels que Manolo Laguillo, Fernando Herraez, América Sánchez, Toni Catany…

Il a réalisé différents travaux de photographie d’auteur et a participé à de nombreuses expositions dans des galeries en Catalogne, en Espagne et à l’étranger, telles que : Galería Portokalenia (Valencia), Galería Dato (Vilanova i la Geltrú), Galería Trespeus (Vic), Centro Cultural San Martín (Buenos Aires), Sonimagfoto (Barcelona), Galería il Mondo (Barcelona), Centro Cultural Tafalla Kuturgunea…Ses photographies figurent dans de nombreuses collections privées et dans la Col∙lecció Nacional de Fotografia de Catalunya.

www.ilmondogaleria.com

Ouverture : jeudi 22 septembre 2022 à 18:30 h