Homo et Natura


La lumière du soleil pénètre les dernières particules de mercure volatilisées.

Le résidu est une tache qui s’étend et corrode le sol indompté.

Au sein des images survit un individu anonyme qui tente de s’orienter face à un scénario industriellement déshumanisé. Un paysage qui révèle une scission entre les êtres humains et la nature.

Une confrontation qui remet en cause la notion de progrès inscrite dans les sociétés industriellement avancées.

La matière concentrée dans les photographies est le même déchet que celui généré dans le laboratoire pour les obtenir. La présence du résidu rend le support photographique instable, pour un processus constant de contamination ; prédisant ainsi la disparition totale du paysage et de l’individu.

Marc Ávila Català

Barcelone

Marc Ávila Català (Barcelone, 1992) diplômé en Beaux-Arts à l’Université de Barcelone (2019) explore et étudie la relation éthico-esthétique qui se tisse entre le paysage contemporain et l’individu, en entrelaçant des techniques artistiques telles que la photographie, l’art vidéo et la peinture, en utilisant le médium visuel comme un véhicule d’écriture où combiner expérience, émotion et réflexion.

Son travail a été exposé à la Fundación Muxart, Espacio de arte y creación contemporaneos (2017), à l’exposition Sin Título à l’Université de Barcelone (2019), à la Geleria Valid Photo BCN (2021) et récompensé dans des expositions et concours internationaux tels que Revela’t 20 – Festival Internacional de Fotografía Analògica contemporanea (2020). Les Boutographies – Recontres photographiques de Montpellier – (2021) et Tokyo International Foto Award (2021).